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Cyberscopie de l'ouvrage de Sébastien Dupont Seul parmi les autres, le sentiment de solitude chez l'enfant et l'adolescent. Sébastien Dupont, Philippe Jeammet et Sylvain Missonnier discutent de l'ouvrage avant d'approfondir la question de l’utilisation par les jeunes des nouveaux médias.

Il s’agit du 27ème ouvrage de la Collection  La vie de l’enfant que dirige Sylvain Missonnier aux Éditions ÉRÈS.  Il présente Sébastien Dupont, psychologue clinicien auprès d'enfants et d'adolescents et docteur en psychologie dont la thématique dans cet ouvrage est la capacité d’être seul en présence de l’autre. « On est avec ce travail, dit-il, au cœur même d’une problématique de l’intersubjectivité et par là même, au cœur de l’actualité ».

L'auteur invite à réflechir à la question complexe de solitude chez l'enfant et l'adolescent. Qu'est-ce que la solitude psychologique? Comment s'articule t-elle à l'isolement réel? Comment s'acquiert la capacité d'être seul? Le sentiment de solitude est-il toujours conscient? Comment se manifeste les souffrances de la solitude?
 Son ouvrage apporte des repères utiles pour appréhender les souffrances comtemporaines telles que l'hyperactivité, les dépressions, les dépressions, les troubles des conduites ou les diverses addictions qui peuvent être interprétées comme les symptômes d'une psychopathologie de la solitude.

Philippe Jeammet, discutant, exhorte ce jeune clinicien qu’est Sébastien Dupont à sortir des mots « fétiches », qui permettent certes une affiliation mais dont on a perdu le véritable sens, pour retrouver un vrai langage vivant. Pour Jeammet, il faut retrouver  la phénoménologie des émotions car ce qui fonde la psychanalyse c’est la rencontre avec l’autre, et il faut le détour de l’autre pour pouvoir se réapproprier ce qu‘on pensait qui existait en dehors de soi et qu’on n’avait pas suffisamment.
« La grande question, dit Philippe Jeammet, quand un jeune est confronté à une certaine impuissance, c’est la problématique fondamentale de la créativité ou de la destructivité, car si on n’est pas capable de créer, ce qui peut s’avérer trop aléatoire et risque d’amener la déception, il ya toujours la possibilité, plus radicale, de détruire avant de s’effondrer.
Paradoxalement, l’autodestruction devient un acte de vie. Détruire pour exister, c’est la revanche d’un narcissisme blessé. Et donc, devant cette menace de la solitude, comment exister ? Les humains doivent répondre activement à cette demande ». Et Philippe Jeammet pose cette question : «  Quel est ce mystère humain qui fait qu’être son propre bourreau, ça soulage ? »  « On touche là, dit)il, à des choses qui relèvent du narcissisme primaire et on pourrait dire, en reprenant le paradoxe de Winnicott  « un enfant sans sa mère, ça n’existe pas ! », un être vivant sans son contexte, ça n’existe pas. Et ça, depuis le premier être vivant, depuis la cellule de base car la vie c’est l’interaction. Ce qui caractérise l’être humain, c’est justement qu’il est un être de paradoxe du fait de  sa conscience réflexive. »
C’est sur ce grand thème ainsi que sur l’influence des nouveaux moyens de communication sur les jeunes que porte principalement la discussion entre Sébastien Dupont, Philippe Jeammet et Sylvain Missonnier.